Ville: Un Projet de Territoire pour les aires de jeux

Mercredi 08 février 2017 - 14:13

700.000€, c'est le montant que la Ville de Charleroi va consacrer à la rénovation et au remplacement de ses aires de jeux et de récréation. La réappropriation des espaces publics par les familles, tel est l'enjeu majeur de ce plan qui se déclinera en trois étapes selon un schéma directeur établi par la Cellule Bouwmeester et le département de l'Ecologie urbaine. La première débutera dès 2018 avec la rénovation ou le remplacement de huit installations emblématiques.

On le sait, un grand nombre d'aires de jeux existent déjà sur le territoire de Charleroi. Elles ont été implantées au gré des besoins, ci et là dans les parcs ou dans les cours de récré. Pas forcément dans une logique d'unité, de cohésion et de district, les nouveaux mots d'ordre en vogue dans une ville en pleine mutation urbanistique. C'est bien ce qui a incité la Cellule Bouwmeester et le département de l'Ecologie urbaine à réfléchir de concert à un nouvel outil à même d'établir les lignes directrices de l'organisation et de l'esthétique des aires de jeux et de récréation, en lien notamment avec le Projet de Territoire de Charleroi, l'étude d'intensification urbaine et paysagère, l'évolution pas encore prévisible de certains quartiers. Attention, pas seulement celles destinées aux têtes blondes et brunes mais aussi celles dédiées aux séniors, qui pourraient d'ailleurs, dans la plupart des cas, leur être complémentaires.

« La première phase de mise en oeuvre nous conduira en 2018 et devrait voir la rénovation ou le remplacement total de huit installations, majoritairement situées dans des parcs" expliquait lors d'un point presse, ce mardi matin, l'échevin Cyprien Devilers. « Cette politique déterminée se fonde sur un budget de plus de 700.000€, entièrement consacré à la qualité de vie et au bien-être de nos habitants ». Au-delà de l'aspect ludique, c'est une manière, selon l'édile, de ramener les familles dans les espaces publics. « Cette réappropriation développe le lien social et améliore naturellement la sécurité. Notre volonté d'investissement dans des aires de jeux contribue au cercle vertueux de la Renaissance Carolo! ».

Alors on l'a dit, plusieurs espaces emblématiques seront concernés de prime abord par ce plan global et ambitieux qui évoluera, dixit Cyprien Devilers, au gré des besoins. Huit au total dans un premier temps. Citons, pêle-mêle, celles du parc Misonne à Gilly (réparation et remplacement des jeux existants); du parc Hiernaux à Charleroi (renforcement de l'aire de jeux existante); du parc de la Serna à Jumet (ajout d'une ou deux aires de jeux); du parc du Petit Bois à Marcinelle (nouvelle aire de jeux); du parc de Monceau (aire de psychomotricité pour tout petits, aire séniors et aire de jeux pour enfants); du Centre de Délassement de Marcinelle (aire séniors à proximité de l'aire de jeux pour enfants). 50% du parc ludique (39 jeux au total aujourd'hui) sera ou réparé ou remplacé à terme.

Par quoi? Dixit l'échevin Devilers et Pauline Cabrit, paysagiste au sein de la Cellule Bouwmeester, par des jeux « traditionnels » monofonctionnels et sobres à même de favoriser le développement imaginaire de l'enfant tels que balançoires classiques simples ou doubles, balançoires à fléau, toboggans, tourniquets, petits jeux à bascule, jeux d'équilibre, grands jeux en cordages (type araignées lorsque la place le permet. « L'aire de jeux doit également permettre aux enfants d'apprendre à mesurer et à maitriser progressivement les risques, de dépasser la peur en leur proposant de réels challenges. Au lieu de dispositifs banals, multipliés et agglomérés (au surplus qui se démodent très vite), les formes simples et naturelles seront retenues.

Plus d'infos en cliquant sur http://www.charleroi-bouwmeester.be/